Le point de départ de ce travail
est un éblouissement

Celui du journaliste et poète Donatien Garnier découvrant les « insulaires » : ces catalogues d’îles des XVIe et XVIIe siècles. Sur une page, en bleu, vert et gris, une silhouette sommairement esquissée avec, en regard,
un texte court énumérant les ressources supposées du « caillou ». Œuvres probablement fomentées par l’intérêt complice des cartographes et des explorateurs, dans
le but d’exciter la cupidité des armateurs
et d’obtenir le financement de nouvelles expéditions.

Lire comme on navigue
Le recueil d’écueils serait resté un livre sans l’intervention du graphiste Guillaume Bullat. Réfléchissant au moyen de donner du relief (typographique) et une forme (géographique) aux « îles-poèmes », il pensa qu’il était essentiel de trouver un mode de lecture différent du feuilletage : à la fois plus continu et plus libre. Plus proche, en somme, de la navigation et de ses aléas. Le travail de cartographie du phantasme insulaire pouvait commencer.

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